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 ça te dirait de m'aider un peu ? - pv erika

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Posté le Sam 8 Sep - 22:26
    tenue

    Elle avait toujours eu de la chance, jamais elle ne s’était fait vraiment emmerder par les gangs qui pouvaient trainer dans Ikebukuro. D’accord ils y en avaient bien qui la sifflaient ou qui lui faisaient des commentaires assez grivois quand elle passait devant eux, qu’elle soit chaudement ou légèrement vêtu d’ailleurs – cherchez l’erreur – on l’avait abordé aussi, mais ils ne se montraient jamais trop insistants, il suffisait soit de leur donner un faux numéro de portable et ils s’en allaient content, assurés d’avoir réussi leur coup. Mais jamais elle n’avait eu affaire à des groupes entiers qui voulaient autre chose que son numéro de portable pour la revoir. Non pas que les gangs lui faisaient extrêmement peur au point de plus sortir de chez elle, elle savait qu’il fallait s’en méfier, mais elle n’était pas non plus parano au point de penser que l’on pourrait l’agresser à chaque coin de rue. Elle aurait quand même dû se méfier un peu plus. Parce qu’encore un type tout seul, tu peux facilement lui filer entre les doigts, une bonne dizaine de types qui font sans doute le double de son poids et bien plus grand qu’elle, c’était un peu plus dur.

    Pour résumer, elle se retrouvait en bien fâcheuse posture. Elle qui voulait seulement essayer de trouver et rencontrer une personne qui pourrait lui donner plus d’infos sur les gangs qui régissaient sur Ikebukuro, une certaine Erika Yamamuro, la voilà qui était un peu prise au piège par l’un de ces gangs qu’elle voulait tant connaître un peu plus. Bah pour les connaitre, elle allait les connaitre si personne ne venait l’aider. Elle se retrouvait coincée entre le mur et un des mecs, qui vu l’attitude des autres, devait être le plus puissant. Balayant la scène du regard, elle était en train de se dire qu’elle n’aurait jamais le temps de fuir si jamais elle venait à le frapper là où ça fait bien mal, elle se ferait vite rattraper par tous les autres. Pour le moment, ils semblaient bien calme, mais vu l’attitude pressée du mec en face d’elle qui la tenait en joute, elle se doutait bien que ce n’était pas que pour avoir son numéro de téléphone qu’il la retenait bien contre lui.

    Elle se maudissait presque d’avoir mis une robe pour sortir ce soir, il suffisait qu’une femme dévoile ses jambes et c’est bon, elle se faisait siffler à chaque coin de rue. Aux Etats-Unis, c’était si courant, voir des filles en short, en jupe très courtes, en robe, ils n’avaient pas l’habitude ici ou quoi ? Elle jeta un regard au jeune homme qui se tenait devant elle, réfléchissant à ce qu’il pourrait bien lui demander ; et après avoir lu un tas d’article sur des cas de jeunes filles qui se retrouvaient au commissariat de la ville parce qu’elles ont été retrouvés en pleurs, les habits à moitié déchirés, ces pensées n’étaient pas joyeuses. Elle déglutit quand il posa une main sur sa hanche, lâchant par la même occasion une remarque plus qu’obscène. Elle se demandait ce qu’il ferait si jamais elle le repoussait ne serait-ce qu’un peu, du genre, le pousser en arrière. Bon, elle était suicidaire jusqu’au bout en s’occupant de ces articles sur les gangs alors autant continuer à l’être, elle posa l’une de ses mains sur son torse et le repoussa légèrement, glissant sur le côté.

    « Désolée, mais je ne suis pas intéressée et je suis pressée. »

    Bon, ça n’avait pas l’air de lui plaire, c’est vrai que se faire repousser par une fille devant sa bande n’était sans doute pas des plus reluisants pour lui. Il s’approcha d’elle, avec un air beaucoup moins conciliant sur le visage ; instinctivement elle recula heurtant un autre mec qui la tient fermement. Inutile de se débattre, face à un mec deux fois plus imposant qu’elle et son un mètre cinquante, elle n’avait aucune chance. Ce n’est que quand elle entendit des bruits de pas à quelques mètres d’elle, un peu plus rapide et plus léger qu’elle se dit qu’elle avait peut-être encore de la chance. Après tout ils n’étaient pas loin de la grande place d’Ikebukuro, il y avait beaucoup de gens qui passaient par là, mais qui se mêlerait de ça ? Enfin bref, que cette chance se dépêche un peu avant que le chef de ce mini-gang décide de faire d’elle son quatre heure directement dans cette ruelle.



Invité





Posté le Jeu 13 Sep - 16:12
Les bas fonds de Tokyo, Erika les connaissait par cœur pour y avoir grandi et traîné dans ses heures perdues de demoiselle dont personne n’a rien à faire. Vivre à Ikebukuro n’avait donc rien d’extraordinaire pour elle, il n’y avait aucun contraste avec ce qu’elle avait déjà connu. Les barres d’immeubles avec des appartements semblables derrière chaque porte complètement identique, quoi de plus représentatif du Japon qui peine à s’en sortir? Bref.

Des petits branlots qui n’avaient rien à faire de leurs journées parce qu’ils n’allaient plus en cours, il y en avait tellement dans ce coin. Monter des gangs, faire les caïds histoire de s’occuper un peu, c’était devenue tellement courant. A un tel point que deux entités se disputaient maintenant la tête d’affiche: les Gboys&girls et les Black Angels. Pas très recherchés comme noms m’enfin bon. Erika n’avait que faire de leurs magouilles incessantes, la seule chose qui pouvait bien l’intéresser était l’argent qu’ils brassaient par sommes toujours plus faramineuses. C’est bien beau de bosser juste pour le loyer, les factures et la bouffe. Mais c’est pas une vie. Alors il faut bien trouver des moyens pour éclairer un peu le quotidien, non? C’était ce qu’avait trouvé Erika. Pas très louable certes, mais elle n’avait pas bien le choix.

Le monde underground n’avait donc plus tellement de secrets pour elle. Entre guerre des gangs, suprématie de la mafia et les pauvres flics qui espéraient un jour démanteler tout ça… Ah vraiment quel beau tableau. Une cigarette au bec, Erika sortit du placard à chaussure qui lui servait de studio pour aller faire un tour. Elle en profita pour aller jeter un sac poubelle dans un conteneur et se mit en route vers le centre d’Ikebukuro. Au détour d’une rue, un regroupement trop louche de jeunes damoiseaux l’interpella. Ils avaient la dégaine de ceux qui passent leur temps à chercher les emmerdes. A entendre leurs rires gras, ça ne disait rien qui vaille. Erika resta un instant à les épier, et une voix féminine finit par s’échapper du lot. La petite qui a eu le malheur de tomber entre les pattes de ces crétins va vite le regretter.

Erika s’approcha, sans hésitation puisque n’ayant pas l’habitude de se faire marcher sur les pieds. En effet, une jeune femme se trouvait là dans une bien mauvaise posture. Toute coquette qu’elle était, pas étonnant qu’elle soit tombée dans leur filet. Erika ferait sûrement tâche à côté en jean troué, débardeur trop grand et converses usées. La bande était en un assez grand nombre, ça pourrait vite dégénérer. Le leader ne ferait bientôt plus qu‘un bouchée de la jolie demoiselle sous son nez. L’un des suppos remarqua l‘approche d‘Erika et lança non sans discrétion: « Eh chef! On en a une autre qui se ramène! »

-Et l’autre elle te conseille d’aller voir ailleurs à moins que tu tiennes pas à tes couilles.

Peut-être aurait-elle mieux fait de ne pas s’attarder et surtout de se taire. Ce genre de mec déteste le répondant. Erika se retrouve dont encerclée par 3 des suppos. Elle les laisse la charrier sachant parfaitement qu’elle ne craignait rien: le leader était une très vieille connaissance. D’ailleurs ce dernier ne tarda pas à retenir ses chiens.

-Tiens donc, Erika. Ca f’sait un baille. Qu’est-ce qui t’amène? Besoin de fric?
-Je me demandais juste si t’étais pas en train de monter un trafique à traquer les jolis minois. Si tu cherches des putes je pense pas que cette sainte ni touche fasse l’affaire.
-Tu préfères être à sa place?


Ce sourire sadique, Erika le connaissait trop bien.

-Vas-y si tu tiens à retourner en tôle. Fais le con si ça te chante je m‘en fou. Ou je te file un contact, tu tires ton coup et le problème est résolu.

La jeune femme n’avait pas l’habitude de jouer les justicières. Cette demoiselle trop bien fringuée pour repartir saine et sauve de cet endroit pouvait s’estimer plus que redevable. Le leader toisa son ancienne comparse avec ce même sourire narquois.

-Ok, t’as gagné. Mais j’en ai pas fini avec toi.
-C’est ça.


C’était toujours la même chose à chaque fois qu’ils se croisaient. Seulement de la provocation. La bande quitta la rue, et Erika se retrouva seule avec la demoiselle.

-Un merci ça suffira. En tout cas fait gaffe à toi si tu veux pas passer à la casserole.

Elle tournait déjà les talons pour se rendre dans le centre.


[finalement j'ai eu un peu de temps o/ encore désolée pour le temps que j'ai mis!]

 

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