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 La curiosité est un vilain défaut. [Nakano Wataru]

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Invité





Posté le Ven 17 Aoû - 21:59
La curiosité est un vilain défaut. ♕

On avait beau être quelqu'un de très mal luné, un bon bain chaud faisait le même effet pour tous. Nao sentait son corps frêle augmenter de température et cela lui prodiguait un bien fou. Ses muscles se détendirent en un clin d'œil, sa douleur dans le dos s'évanouissait peu à peu... Alors la jeune femme ferma les yeux et oublia toutes les raisons pour lesquelles son cœur demeurait insatisfait, aussi vide que le néant. Ses désirs perduraient dans ce fameux tonneau troué qui, par sa défaillance remettait sans cesse les compteurs à zéro en laissant ses caprices s'échapper et revenir derechef. Une boucle. Sa vie n'était qu'une boucle dont le cycle se terminait en un rien de temps. On se lassait toujours de la redondance, mais là Nao allait exploser. Comment pouvait-elle sortir de ce couloir sans fin? Comment pouvait-elle mettre une once de piment dans sa vie? Car concrètement, son existence ne représentait pas grand chose. La jeune femme ne vivait que de manière abstraite et virtuelle, c'est-à-dire qu'elle se forgeait un rêve où tout lui était possible. Au lieu de se méfier de son imagination débordante et aventurière, Nao se laissait emporter dans les vagues d'un bonheur tout bonnement illusoire.

Elle ne pouvait pas dormir, car elle était trop excitée cette nuit-là. Il devait être minuit passée alors qu'elle s'habilla d'un banal jeans et d'un modeste chemisier blanc, recouvert par une petite veste noire de printemps. Après avoir verrouillé la porte de son studio, Nao descendit de la gigantesque résidence et entama une balade des plus saugrenues dans les rues d'un quartier toujours mouvementé à n'importe qu'elle heure. Elle savait se défendre désormais, son gang et sa colère le lui avaient appris. Si elle le voulait, elle pouvait même se battre et blesser gravement quelqu'un. Pourtant, cet acte constituerait un paradoxe pour le médecin en devenir qui sommeillait en elle. Mais elle était à elle seule un paradoxe. Et contre sa volonté en plus. Après tout, elle avait toujours été victime de cette haine qui l'avait submergée depuis la mort de son père, alors pourquoi devrait-elle éprouver un peu de remords et de honte en bottant les fesses de quelqu'un? Se défouler pour éviter de sombrer dans la folie était un acte complètement banal selon elle.

Nao fouilla dans son sac à main. Membre des G-Boys&Girls depuis peu, elle oubliait souvent de porter une parure jaune. Elle préférait porter des vêtements et accessoires discrets de manière à ne pas se faire remarquer. La jeune femme trouva enfin l'accessoire qu'elle cherchait et l'attacha dans ses cheveux. Il s'agissait d'une pince qui représentait une petite rose de couleur jaune. Elle s'était achetée le petit bijou dans une boutique de luxe, et elle avait trouvé l'objet si mignon et discret qu'elle l'avait fait sien sur le champ. L'argent ne faisait pas le bonheur, mais il était inutile de l'ignorer ou de ne pas le convoiter. Certes, il aidait quand même en ce qui concernait le confort... Malgré cela, le dicton était véridique, puisque Nao ne paraissait pas plus heureuse lorsqu'elle dormait dans ses draps de satins ou lorsqu'elle s'habillait avec de la marque. Il s'agissait de caprices si futiles et anodins que Nao aurait bien pu s'en passer si son moral la soutenait. Malheureusement pour elle, il était loin d'exploser la jauge du bien-être.

En arrivant près des bars et restaurants, Nao vit justement le barman qui l'intriguait depuis quelques temps. Par méfiance, elle ne s'était jamais introduite dans son bar, car il dégageait une aura quasiment mystérieuse et menaçante. La jeune femme ignorait l'origine d'un tel effet, mais son allure de séduisant voyou la laissait perplexe. Non, en fait elle était plutôt intimidée par ce type. Juste pas son physique en plus... C'était puéril et complètement ridicule, mais Nao devait bien admettre que la tendresse et la fragilité de son père défunt résidaient toujours dans son esprit bien perturbé.

Nao ne se rendait pas tout à fait compte de l'ardeur avec laquelle elle contemplait le jeune homme. Au lieu de réfléchir un temps soit peu, elle continuait de la fixer, les sourcils légèrement froncés. La jeune femme était comme subjuguée face à lui. Était-il un autre rêve à ajouter dans sa liste des songes les plus merveilleux? Ou bien représentait-il un cauchemar pour elle? Secouant sa tête pour chasser toutes ces inepties de son cerveau, Nao reprit ses esprits et adressa un regard quelque peu irritant en direction du jeune homme. Puis, sans crier gare, elle entra dans le bar et alla s'installer près du comptoir. Elle avait soif. Soif d'apprendre.

RedSky


Invité





Posté le Dim 2 Sep - 11:11
(Désolé pour la longue attente T-T)

    Comme chaque jour ou plutôt comme chaque nuit, il faut que tu travaille si tu veux pouvoir vivre car tu ne peux compter sur ta mère qui t’en veut toujours pour la mort de ton père. Elle croit que c’est de ta faute, mais a-telle raison ou tord ? C’est surement la question que tu te pose le plus lorsque tu ne fait rien. Et le fait de travailler tous les soirs ou presque, te fait oublier ces pensés malsaines pour ton corps, ta tête, et lorsque tu rentre chez toi tard dans la nuit ou plutôt, tôt le matin, tu ne peux même pas y penser car tu t’écroule directement sur ton lit et tu t’endors, manquant sérieusement de sommeil.

    Aujourd’hui, tu as dormis bien plus que de ce que tu n’aurais dû et tu es en pleine forme. Ce pourrait-il qu’à la différence des autres soirs, tu ne t’endormes pas dès ton arrivée sur le lit ? Tu n’en sais rien, tout ce dont tu es sûr, c’est que pour une fois, tu n’aura pas sommeil pendant tes heures de boulot. C’est donc d’un pas lent que tu te dirige vers ton lieu de travail, le bar. Pour une fois, tu n’as pas oublié de mettre quelque chose de noir sur toi, ta mitaine en cuire à la main droite. Pourquoi quelque chose de noir ? Et bien parce que c’est la couleur que doivent porter les personnes appartenant à ton gang. Et en étant le chef, tu te dois de montrer l’exemple à tes sbires. Tu arrive à ton lieu de travail et tu te fais déjà engueuler par ton patron qui te demande de bien boutonner la veste de ton uniforme car ne pas le mettre correctement comme tu viens de le faire te donne une apparence de voyou, ce que tu es. Mais pour attirer les clients et ne pas les faires fuir, une bonne conduite est obligatoire. Sauf qu’aujourd’hui tu compte bien faire ta tête de mule et mettre ton uniforme de barman comme tu le souhaite. Alors dès que tu vois ton stupide patron franchir le seuil de la porte pour aller dans sa voiture et retourner chez lui, tu déboutonne ta chemise et commence ton travail. Et puis, si il y a moins de clients, tant mieux, ça te fera moins de boulots !

    Tu sers un vers, puis un deuxième et un troisième. Tu écoute les clients désespérés qui te parlent de leurs vies alors que tu n’en a rien à foutre de ce qu’ils peuvent bien te raconter. Alors tu les écoutes sans vraiment le faire, tu leur réponds « hmm hmm » lorsqu’il te pose une question où tu dois répondre pas oui ou par non. Ce train-train quotidien t’épuise mais tu es obligé d’endurer ça. Voir les clients repartir parfois bourrés t’énerve car toi, tu ne peux pas boire alors que tu as une vingtaine de bouteilles d’alcools en face de toi. Tu as juste à prendre un vers et à verser dedans celui-ci de la liqueur, mais si tu ne veux pas perdre ton travail, tu as intérêt à te contrôler et ne pas faire cette connerie.

    Très vite, tu te sens observer. Mais ce n’est pas la première fois. En ce moment tu as l’impression que quelqu’un te regarde lorsque tu viens travailler. Mais pas étonnant, le bar grouille de gens qui te regarde et attendent que tu leur serve leurs vers. Mais pourquoi tu sens qu’il y a un tout autre regard qui se pose sur toi, et non le regarde impatient que te jettent les clients ou les regards désespérer de leur petite vie à malheurs ? Alors que tu essuyais les vers avec ton chiffon, une nouvelle personne fit son entrée dans le bar et vint s’installer près du comptoir. Une fille aux cheveux longs et noirs, au visage angélique... Ce n’était pas vraiment commun ici ! Tu pose les vers et le chiffon et te dirige vers elle comme tu le fais à chaque fois qu’une personne s’installe. D’un ton froid tu viens l’aborder pour savoir ce qu’elle veut. « J’te sers quoi ?! » De ton air méchant tu pourrais la faire fuir, mais qu’est ce que tu y peu ? Si elle a peur elle se casse, si elle n’a pas peur, elle reste et tant mieux. Tu as toujours agis comme ça ici alors tu ne changeras pas ton, ton de voix pour autant juste parce qu’une fille au visage pur qui attire les regards viens au bar. « Hey Nakano Wataru ! Sers mois un autre vers ! » Te dit l’un des vieux clients, ivres, en te passant le verre. « J’suis pas ton chien ! Alors soit t’es poli soit tu t’casse ! » Tu t’en fou de la politesse, mais tu aime faire chier les clients alors tu trouve toujours un truc pour leur dire de se casser… Le mec ivre, surement vexé, quitta le bar et tu reviens donc vers la fille pour prendre sa commande.


 

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