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 Quand je bois trop, je pense trop, mais dans le désordre. [PV Hiroto]

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Invité





Posté le Jeu 16 Aoû - 19:44


Nan nan j'te jure, je suis pas bourrée !
...
*Soupir*


La jeune femme souriait bêtement à son reflet dans la porte battante qui menait à la réserve du bar où elle s'était arrêtée. Enfin, « arrêtée » supposerait qu'il fut sur sa route et qu'elle n'avait pas planifié d'y passer, or ce n'était pas le cas. Elle continua à se fixer plusieurs minutes avant de plonger ses yeux dans le Bloody Mary qu'elle avait commandé. C'était son troisième, ou peut-être son cinquième, elle ne savait plus exactement et elle le saurait en fonction de la durée de la migraine qu'elle aurait le lendemain. Mais pour l'instant, le liquide brûlant le fond de sa gorge lui faisait assez de bien pour que cela en vaille la peine.

Elle fixa la mixture rouge en repensant au procès qu'elle avait perdu quelques heures plus tôt. En arrivant dans le bar, elle se sentait coupable de ne pas avoir su défendre son client. Au bout de deux verres, elle n'y pouvait rien et avait été victime du destin, comme ça arrive à tout le monde. Un peu plus tard, c'était la faute de son client qui, de toute façon, avait une tête de coupable. Pas possible à défendre.
Malgré sa lucidité de moins en moins efficace, elle se sentait observée. En plus des habituels hommes étranges qui traînent le soir dans les bars, le barman lui-même lui lançait des regards en coin, l'air de dire, « J'espère qu'elle va pas finir bourrée au point de pas pouvoir me payer ». Kaoru fronça les sourcils, puis sa bonne nature revint au galop ; il avait sûrement déjà eu affaire à des clients tellement saouls qu'il avait dû appeler quelqu'un pour l'aider à les sortir de là, pas étonnant qu'il se soit habitué à être méfiant. Et il était aussi vrai qu'avec ses revenus, Kaoru aurait pu choisir un bar plus chic, moins bruyant et « mieux fréquenté », comme les gens un peu snobs aiment dire. Mais le fait était que, sur une impulsion, elle s'était rendue dans ce petit bar, dans les étages inférieurs du bâtiment.

L'heure tournait, et sa tête aussi. Elle avait envie de parler, de vider son sac, mais elle ne savait pas à qui. Son doigt fit descendre au moins trois fois la totalité de sa liste de contacts sur l'écran de son téléphone portable, sans qu'aucun nom ne l'inspire - à vrai dire, elle ne les lisait pas vraiment. Le kanji hito finit par attirer son attention.

« Si y'a un hito dans ton nom, est-ce que ça veut dire que t'es plus humain que tous les autres...? »

Elle s'était adressée à son portable qu'elle tenait devant son nez, accoudée au bar, et cela lui valut quelques coups d'oeil sceptiques. Sans qu'elle en ait vraiment tout à fait conscience, elle appuya sur le bouton d'appelle et écouta le son de l'appel. Un son banal, un bip de deux secondes qui se répète jusqu'à ce que votre correspondant décroche, et qui pourtant serait identifié par des millions de gens...
Lorsque la tonalité d'appelle fut remplacée par un bref bruit indiquant qu'on avait décroché à l'autre bout, Kaoru n'attendit pas qu'on lui dise « Allô », « Bonjour » ou quoi que ce soit d'autre et elle débita ses paroles. Euh... Qui avait-elle appelé déjà ? Elle ne savait plus exactement. Quelqu'un de plus humain que les autres ?

« Eh... Je suis au bar du troisième étage du Sunshine 61. Euh non, 60. Pas l'étage, le Sunshine. J'aurais besoin de tu... vous parler... C'est urgent c'est... Au sujet d'humanité. Euh non, de l'affaire, la dernière affaire... Oui, c'est ça. C'est très important et ça ne peut pas attendre. Je compte sur vous. »

Son correspondant allait-il venir, elle ne pouvait pas le savoir puisqu'elle raccrocha aussitôt. Peut-être même qu'il n'avait pas eu le message et qu'elle avait imaginé le bruit de quelqu'un qui décroche. Mais comme elle avait du temps à tuer et qu'elle n'était plus tout à fait en état de retrouver le chemin vers chez elle, elle décida d'attendre.



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Posté le Jeu 16 Aoû - 22:23
Dure journée que celle d’aujourd’hui. Beaucoup d’interventions sur le terrain, mais également beaucoup de blabla – pour la forme – avec les gens qui l’entouraient. Que ce soit pour donner des ordres aux collègues, demander un renseignement, interroger des témoins ou des suspects, Watanabe Hiroto avait utilisé beaucoup trop de salive à son goût pour la semaine à venir, et ça l’avait épuisé. Oui, il faisait partie de ces gens qui se lassaient vite des conversations qui s’éternisent. Il n’aurait peut-être pas dû finir flic alors, parce que certains interrogatoires pouvaient durer des heures et se prolonger le jour suivant. Il n’imaginait même pas le boulot d’un avocat dont le procès du client à défendre pouvait s’étendre sur des semaines entières, selon la condition du client, s’il était malade ou non, l’avancée de l’enquête – dépendant de lui ou de ses collègues, les nouveaux éléments … Bref Hiroto réfléchissait trop. Pourquoi avait-il cette fichue manie de continuer à faire fonctionner son cerveau en mode « travail » même lorsqu’il était chez lui ? Seul Dieu le savait, et qu’on le sache, Hiroto n’avait aucun contact direct ou indirect avec lui.

Le jeune inspecteur était donc rentré chez lui après sa longue journée de labeur, et s’était empressé de se vautrer pour les trente minutes à suivre sur son canapé. Il s’était ensuite, une fois la flemme passée, empressé de se préparer un repas tout simple composé essentiellement d’un bol de nouilles instantanées et de quelques restes traînant dans son réfrigérateur. Bah ouais, ces derniers temps, le bonhomme n’avait pas eu le temps de faire ses courses, et il faudrait d’ailleurs qu’il se fasse violence pour aller les faire, non ? Tiens donc, pourquoi n’irait-il pas faire un tour au conbini en bas de chez lui ? C’était ouvert H24 ce genre d’enseigne, alors autant en profiter. Surtout que vu l’heure, il n’y aurait pas foule, ce ne serait pas bruyant et il aurait une paix certaine en faisant ses petites emplettes.
Ni une ni deux, Hiroto avait troqué ses vêtements « formels » qu’il portait au boulot pour des habits plus posés dans lesquels il se sentait à l’aise. En somme, un T-shirt uni ample, de couleur foncée, et un bermuda qui lui arrivait au niveau des genoux. Bah ouais, en ce mois d’août, la chaleur se faisait bien intense à Tôkyô et vu le taux d’humidité qui régnait sur la capitale, les trente-cinq degrés réels devenaient vite cinquante degrés ressentis. Heureusement que le soir était plus clément pour les pauvres tokyoïtes en sueur …

Hiroto, à peine reposé, ferma donc son studio à clef et descendit quelques marches de l’immeuble dans lequel il logeait, avant de sentir son téléphone vibrer dans sa poche. Au départ, il pensait que c’était un mail et n’eut pas envie de le prendre, mais quand il sentit que la vibration se faisait insistante, il comprit qu’on lui téléphonait et il s’empressa de se saisir de son cellulaire pour décrocher. A peinte avait-il eu le temps d’appuyer sur le bouton qu’un flot de paroles fut déversé. Pris au dépourvu et comprenant un mot sur deux, il s’était arrêté de marcher un instant pour se concentrer. Sunshine 60 ? Un bar ? L’humanité ? La dernière affaire ? Urgent, important ? Oui, Hiroto avait saisi l’essentiel de la conversation avant que la communication soit coupée. Il n’avait même pas eu le temps de dire quoi que ce soit du genre « ok » ou « j’arrive ». D’ailleurs allait-il y aller ? La voix était féminine, et la personne en question ne semblait pas très fraîche. Rajoutons le fait qu’elle était dans un bar et on conclut vite que cette personne était bourrée ! Il devait donc y aller pour s’assurer qu’elle rentrerait chez elle saine et sauve. Surtout que si elle avait son numéro portable et qu’elle avait parlé d’affaire, c’était qu’ils étaient collègues. Hiro’ eut l’intelligence de regarder le contact affiché sur l’écran : Fukuda Kaoru. Merde, l’avocate bavarde. Il n’était vraiment pas près de faire ses courses le pauvre !

Dépité et résolu, il prit donc le chemin de la Sunshine 60, un peu éloignée de son chez lui. Il ne lui fallut quand même pas trop de temps pour s’y rendre à pied. Comme il avait laissé son chien chez lui, pensant que faire des courses dans un conbini ne serait pas une tâche trop difficile, il passait son temps à demander son chemin parce qu’il n’y voyait strictement rien. Il finit quand même par parvenir jusqu’à la tour. Vu les bruits qu’il entendait partout autour de lui, malgré l’heure tardive l’animation était au rendez-vous par ici. Soupirant, n’aimant pas le bruit car ça cassait ses repères, il pénétra dans la tour et demanda à quelqu’un de le conduire jusqu’au fameux bar. Il avait de la chance de tomber sur des gens patients ce soir. Une fois dans le bar, il mit les bras en avant pour ne pas heurter une table et réussit tant bien que mal à atteindre le comptoir, enfin c’était ce qu’il pensait. Il s’assit sur une chaise en hauteur – c’était donc bien le comptoir – et lança, un peu pour tout le monde : « La dénommée Fukuda est-elle ici ? » Bah ouais, personne ne s’était manifesté à son arrivée, il ne voyait rien, Kuro n’était pas la pour le guide et son ordorat était falsifié par toute cette odeur d’alcool autour de lui. Il était bien capable de s’être planté d’endroit, ou son guide de lui avoir fait une mauvaise farce.

 

Quand je bois trop, je pense trop, mais dans le désordre. [PV Hiroto]

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