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 Le monde est bien plus petit qu'on ne le croit -Pv Hiroto-

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Posté le Lun 12 Aoû - 13:04
Yuna s'échinait à finir la traduction d'un bilan financier. L'entreprise chinoise expatriée au Pays du Soleil Levant attendait qu'elle remette la version en mandarin du rapport d'ici la fin de la semaine. Yuna n'avait plus qu'à procéder à quelques corrections et à relire, mais elle n'arrivait pas à se concentrer sur son travail. A peine lisait-elle deux phrases qu'elle perdait le fil, et devait recommencer. L'horloge de son ordinateur indiquait déjà le milieu de l'après-midi, et elle avait déjà passé la matinée à travailler sans grande efficacité. La demoiselle s'étira en soupirant. Elle était bien trop préoccupée par ses problèmes personnels pour réussir à faire quoi que ce soit correctement. La veille, le commissariat du quartier l'avait appelée à propos de la reprise du dossier concernant la mort de son petit ami, 10 ans plus tôt. Sur le coup, elle était restée de marbre, croyant que c'était une mauvaise blague. L'affaire n'avait jamais inquiété la police, pourquoi cela commencerait maintenant ? D'autant plus que l'auteur de ce crime n'était plus de ce monde, lui non plus. Quoi qu'il en soit, Yuna était convoquée pour un interrogatoire le sur-lendemain. Elle en avait déjà la boule au ventre et la gorge nouée. La douleur était toujours aussi vive, mais elle devinait bien que le clan Kimoro était menacé d'une façon ou d'une autre pour que la police s'y intéresse. Si elle ne disait rien, c'était contre la loi. Si elle disait tout, c'était trahir sa famille. Un dilemme insoutenable.

La jeune femme laissa tomber son travail, tentant de se débarrasser de ses mauvaises pensées. Elle devait aller chercher ses deux bambins à l'école, pour ensuite les emmener chez le dentiste. Cela allait encore être la guerre car ils détestaient ça, en particulier Yuki, son fils. Ils étaient maintenant âgés de 10 ans mais rechignaient toujours autant à se laisser faire quand il s'agissait d'un rendez-vous médical. Yuna prépara rapidement ses affaires et prit le chemin de l'école. Elle aurait pu prendre le bus pour aller plus vite, mais elle préférait marcher. Ca lui aérait un peu la tête, et elle en avait bien besoin en ce moment. Trop de questions la tourmentaient. C'était vraiment trop bizarre que la police s'intéresse aux Kimoro, et surtout à Yuzuji, après tant de temps. Le clan devait être dans le collimateur de la justice, ce qui n'était pas de bonne augure. Enfin, après tout, ce ne serait peut-être pas aussi horrible que ce à quoi elle s'attendait. Juste quelques questions, pour être sûrs. Oui, ça devait être ça. C'est sur ces pensées qu'elle arriva devant le portail de l'école. Les cris des enfants se mêlaient aux conversations des adultes. Yuna savait qu'elle devait s'appliquer au mieux pour ne rien laisser paraître. Elle respira un grand coup et afficha un léger sourire en s'engouffrant dans la cour. Elle contourna le premier bâtiment réservé aux plus jeune, et se dirigea vers la porte en bois la plus au fond de la cour. L'institutrice des plus grands était postée à l'entrée, surveillant les enfants qui jouaient un peu partout. Il y avait quelques parents qui repartaient avec leur progéniture à la main.

-Maman !! S'écria une petite voix.


Yuna n'eut même pas le temps de tourner la tête qu'on s'était déjà jetée sur elle. C'était Reira, sa fille. Elle était surexcitée, une vraie tornade. Aujourd'hui, des professionnels étaient passés dans les classes pour présenter leur métier. Visiblement, cela avait suffit pour rendre Reira intenable pour les 3 jours qui venaient.

-Tu devineras jamais ce que j'ai vu aujourd'hui !
-Non, dis-moi.
-Un monsieur avec un chien ! Il dit qu'il l'aide pour marcher ! Tu sais, ce monsieur il ne peut pas voir !
-Ah bon ?
-Maman ! Je veux un chien moi aussi ! Pour lui apprendre pleins de trucs !

Aïe. Yuna devrait maintenant trouver les mots justes pour esquiver ce caprice sans que cela vire à la crise. Un vrai talent de négociatrice. Elle s'accroupit pour être à la hauteur de la petite fille.

-Reira... Ce n'est pas une bonne idée. Tu devras t'en occuper, le sortir, le nourrir. Tout ça. A 10 ans ça fait un peu beaucoup, tu ne crois pas ?
-Mais... Maman ! Allez ! S'il te plaît !
-On en reparlera à la maison ce soir, d'accord ?
-Bon... D'accord. Mais tu ne diras pas non, hein ?
-Je ne sais pas. On verra. Va chercher ton frère.


Reira scruta un instant sa mère avec un mine renfrognée. Elle savait très bien que lorsque Yuna remettait une discussion à plus tard, il y avait de très fortes chances pour que cela se termine par un non. Il y allait avoir des pleurs ce soir à la maison, comme régulièrement. Finalement, Reira tourna les talons d'un coup et partit au pas de course chercher son jumeau. Yuna soupira en se relevant. Un chien. Il ne manquait plus que ça. Les deux jumeaux revinrent auprès de leur mère, et ils reprirent le chemin de la maison.

-Maman ! Regarde ! C'est le monsieur avec le chien ! S'exclama Reira alors qu'ils allaient passer le portail.


Pas le temps de retenir la petite fille qu'elle avait déjà accouru pour caresser l'animal. Un jeune homme d'environ 25 ans se tenait là, un chien guide d'aveugle à ses côtés.

-Reira ! Viens-là !
-Mais...
-Ce n'est pas une peluche. Tu ne peux pas le toucher comme ça.

Yuna attrapa sa fille, et s'excusa auprès du propriétaire, confuse. C'est alors qu'elle entendit l'institutrice s'approcher.

-Watanabe-san, excusez-moi.

Yuna se retourna alors avec un « oui ? » tout naturel.


PS: C'est peut-être pas très fini mais j'ai pensé qu'on pourrait jouer sur l nom de famille commun... Bref, je te passe le flambeau x)


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Posté le Jeu 15 Aoû - 10:55
Aujourd'hui était un jour un peu particulier. Hiroto devait se rendre dans une école primaire du quartier pour présenter son métier aux enfants. Il n'était pas le seul, il y avait des tas d'autres personnes qui devaient présenter le leur en sa compagnie. Lui qui était un handicapé des relations sociales, il avait passé une bonne partie de la soirée et de la matinée à réfléchir à comment aborder le sujet sans utiliser de mots ou d'anecdotes choquants pour des gosses. Il ne s'attendait pas à ce genre d'intervention, vraiment. Son supérieur en avait des bonnes, à l'envoyer LUI à l'école. Juste lui quoi. Il avait râlé comme à son habitude, prétextant qu'il ne connaissait pas le chemin de l'école et que son chien non plus, mais que nenni. Un collègue avait amené Kuro la veille pour repérer les lieux et qu'il puisse le guider le jour J à la bonne porte. Hiroto avait dû finir par capituler. Lui, expliquer son métier à des enfants ? Mais pourquoi ? Il avait même téléphoné à sa mère pour lui demander conseil, puisqu'elle travaillait en tant que nounou. Elle lui avait donné quelques conseils pour attirer leur attention. Il fallait passer pour un héros, montrer le métier de policier comme quelque chose de très important pour la société, des trucs comme ça. Il sentait déjà la catastrophe se pointer …

Le jour même, il s'était habillé avec l'uniforme de la police -qu'il ne portait en général jamais, s'habillant un peu comme bon lui semblait, histoire de donner plus d'appui et de crédibilité à son discours. Les enfants connaissaient bien l'uniforme de la police pour le voir tous les jours dans les publicités de prévention routière ou dans la rue à surveiller les endroits un peu dangereux. Enfin dangereux, tout était relatif, on était à Ikebukuro quand même. Bref. Les gosses auraient sans doute fait des remarques s'il s'était habillé comme tous les jours avec un chemisier, un pantalon basique et des baskets. Oui, Hiro' ne faisait pas spécialement attention à ce qu'il portait. Il ne savait même pas à quoi ressemblait les fringues qu'il achetait en général, il demandait conseil à la vendeuse pour qu'elle lui trouve ce qui lui irait bien. Pour le moment on ne s'était pas encore payé sa tête donc ce qu'il portait devait être pas mal, non ?

Bref, le voilà hors de chez lui avec Kuro. Il avait pu constater que ladite école primaire n'était pas loin de chez lui. C'était peut-être celle qu'il fréquentait étant petit ? Il ne s'en souvenait pas. Et ne pouvait plus la reconnaître. Il avait été guidée par une institutrice du nom de Minami Ruka qui l'avait conduit dans la classe d'enfants d'une dizaine d'années. Il ne fut pas le premier à faire son discours, d'autres professionnels passèrent avant lui. Diverses professions furent présentées : médecin, fleuriste, bijoutier, épicier … et j'en passe. Quand ce fut le tour d'Hiroto, il fut surpris de constater que les enfants semblaient captivés par ses propos. Il essaya d'expliquer du mieux qu'il pouvait son métier, expliquant aussi pourquoi il était accompagné d'un chien alors que les animaux n'étaient pas autorisés dans l'école. Les enfants étaient fascinés et lui posèrent beaucoup de questions sur son handicap, ce qui mit Hiro' mal à l'aise. Finalement, l'institutrice coupa court aux questions quand elle vit qu'Hiro allait craquer, et après avoir salué tout le monde, il quitta la pièce.
Il demanda à un prof dans un couloir s'il pouvait lui indiquer une machine à café et l'enseignant l'accompagna tout en le remerciant de son intervention.

Une fois son café en main, Hiroto demanda à Kuro de le guider dans la cour, il avait besoin de prendre l'air. Il avait été l'un des derniers à passer et maintenant c'était l'heure que les parents récupèrent leurs enfants. Ah flûte, s'il avait su qu'en cinq minutes la cour deviendrait si bruyante, il serait allé ailleurs. Puis une petite voix de fille retentit dans ses oreilles, on parlait de lui et de son chien. Puis une voix plus mature -sans doute sa mère-, lui somma de revenir, mais il entendait déjà la gamine accourir pour venir caresser Kuro. Hiro commençait à avoir l'habitude. Puis son chien était un beau labrador noir -de ce qu'on lui avait dit, alors il attirait forcément les regards. La mère arriva à son tour et réprimanda sa fille concernant son chien.  « Ah, ne vous inquiétez pas, il a l'habitude. » dit-il simplement et maladroitement.
Puis l'institutrice appela son nom, et les deux adultes répondirent « oui » en choeur. Abasourdi, Hiro se demanda pourquoi la mère avait également répondu.  « Excusez-moi, vous vous appelez également Watanabe ? » Bon, ok c'était un nom de famille assez répandu, mais tout de même, bonjour la coïncidence.


Invité





Posté le Mer 21 Aoû - 11:15
Yuna n’était pas vraiment d’humeur à devoir gérer l’hyperactivité soudaine de sa fille, et encore moins ses caprices. Elle n’avait jamais été une reine de la négociation, et les jumeaux l’avaient compris depuis longtemps. Ils savaient qu’à l’usure, ils obtenaient ce qu’ils voulaient. Yuna avait beau résister, arrivait toujours le moment où elle n’en pouvait plus. Mais le coup du chien, c’était le pire. Reira n’arrivait même pas à maintenir en vie une plante verte, alors un animal… Yuna ne voulait même pas imaginer comment ça pourrait tourner. Il lui suffisait de penser au ménage, qu’elle passait des heures à faire réduit, à néant en moins d’une minute pour refuser catégoriquement. Vraiment, elle n’avait pas fini d’en voir avec ces deux-là. Tandis que Reira s’était littéralement jetée sur le labrador noir d’un jeune homme dans la cour, Yuki restait tranquillement dans son coin, pianotant sur sa console de jeux. Entre une princesse aux goûts de luxe et un geek, la jeune mère avait tiré le gros lot. Elle tenta de raisonner sa fille et de l’empêcher d’embêter ce pauvre chien qui devait encore travailler. Le jeune homme affirma que l’animal était habitué et qu’il n’y avait aucun problème. Cela n’empêcha pas Yuna de se sentir gênée. Elle avait parfois un peu de mal à contenir les folies de ses enfants, et avait vite fait de passer pour une mère dépassée par la situation. Heureusement, l’institutrice vint empêcher tout malaise en interpellant Yuna. Enfin, c’est ce qu’elle crut d’abord. Car le jeune homme semblait porter le même nom de famille. Il en demanda la confirmation à Yuna.

« Euh… Oui. Vous aussi ? »

Pour une coïncidence, c’en était une. Et une énorme. Consciente du mal entendu, l’institutrice s’excusa et précisa qui était réellement concernée. C’était Yuna. Elle lui remit une autorisation de sortie pour la prochaine sortie que feraient ses enfants, et qu’elle devait ramener signée au plus vite. Sur le coup, Yuna se serait giflée elle-même. Cette autorisation traînait sur son bureau depuis au moins deux semaines. Entre son travail et la paperasse quotidienne, ça lui était complètement sorti de la tête. Elle s’excusa et promit de la ramener dès que possible. Yuki l’aurait tuée : il attendait cette sortie depuis longtemps. Yuna rangea la feuille dans son sac à main.

« Il y a beaucoup de Watanabe, n’est-ce pas ? »

Yuna était aussi douée pour faire la conversation que pour négocier. Ce ne serait sûrement pas intéressant. Et à croire qu’elle avait un peu de chance en ce jour, une autre personne vint s’immiscer dans la conversation.

« Eh Hiroto-kun ! »

Un deuxième flic. Mon dieu. Ce n’était pas de la chance. Yuna en avait presque la phobie des uniformes alors deux policiers en tenue réglementaire juste en face d’elle, c’était un appel au suicide. Au moins elle serait préparée pour son entrevue avec l’inspecteur le lendemain.

« Je passais dans le coin alors je suis venu voir comment ça s’était passé avec les gosses. »

Les gosses. Elle ne sut pas si c’était les uniformes ou la façon de parler peu polie de ce jeune homme qui l’irritait le plus. Reira caressait toujours doucement le chien, qui se laissait faire sans broncher. Quelle patience, c’était remarquable. Et Yuki, toujours sur sa console, vouait une passion à éradiquer des zombies. Pire que son père. Le deuxième policier salua enfin Yuna, qui en fit de même. Elle n’était pas tranquille et cela devait se remarquer à des kilomètres.

« Dis Maman, le policier il est de la même famille que toi ? »

Reira… Elle n’en ratait une.

« Non, enfin je ne crois pas. Il y a beaucoup de gens qui portent le même nom et qui ne sont pas de la même famille.
-Alors tu crois qu’il y a d’autres Kimoro ? »
-Sûrement.
»

Et il n’en fallut pas plus pour émerveiller la petite. C’était ce qu’il y avait de mieux avec les enfants : combien de fois cela avait sauvé Yuna. Mais cette coïncidence était tout de même bien étrange. Yuna mourrait d’envie d’éclaircir le mystère mais n’osa pas poser de questions, de peur de paraitre mal polie.

« Ah ? Vous aussi vous vous appelez Watanabe ? » Demanda le deuxième flic.
Tiens donc, heureusement qu’il avait un bon sens de la déduction pour son métier. Yuna approuva, toujours mal à l’aise. Il lui faudrait une rééducation pour ne plus fuir comme une gamine devant les uniformes.


 

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